FOODSTERS UNITED, c’est nous! Et nous disons OUI!

Share This

Samedi 3 Août 2019

Lancement des démarches officielles ...

Amis livreurs, amies livreuses de Foodora – Le mercredi 31 juillet, à 16 h 15, Foodsters United (STTP) a déposé auprès de la Commission des relations de travail de l’Ontario (CRTO) une demande pour obtenir l’accréditation du STTP. Une délégation de travailleuses et travailleurs a également livré des documents au siège social de Foodora. Pour nous, livreurs et livreuses, et pour l’ensemble des travailleurs et travailleuses de l’économie des petits boulots en Ontario, il s’agit d’un moment historique. Le jeudi 8 août, nous serons appelés à nous prononcer sur l’accréditation du STTP.

 

Nous sommes tout près de la victoire, mais revenons sur le pourquoi de la campagne.

Tout a commencé parce que nous sommes nombreux à avoir du mal à payer nos factures. Notre salaire n’a jamais augmenté, il ne tient pas compte des temps d’attente, ni de la distance parcourue, ni des dépenses énormes engendrées par les véhicules (autos ou vélos) que nous utilisons.

Tout a commencé parce que les accidents du travail sont graves et très fréquents, mais Foodora ne fait rien pour améliorer nos conditions de travail.

Tout a commencé parce que, malgré les nombreuses préoccupations exprimées par les livreuses et livreuses, Foodora n’a jamais daigné nous écouter. Aujourd’hui, nous faisons front commun et nous voterons OUI. OUI à l’obtention de droits!

 

HEURES ET LIEUX 

La Commission des relations de travail déterminera l’heure et le lieu du vote, qui se tiendra le jeudi 8 août. Pour que le vote soit le plus accessible possible, nous demandons qu’il se tienne à plusieurs endroits dans la ville et à des heures qui conviennent au plus grand nombre.

Nous afficherons tous ces renseignements dès que nous les obtiendrons. N’hésitez pas non plus à consulter notre site Web (FoodstersUnited.ca) pour connaître les heures exactes et les lieux du vote.

 

CE QUE VOUS DEVEZ SAVOIR

Attendez-vous à ce que l’entreprise Foodora fasse de fausses déclarations au sujet du syndicat. Elle dira qu’un syndicat va nous enlever nos droits et notre flexibilité, qu’il coûte trop cher aux travailleurs et travailleuses et qu’elle n’est pas obligée de signer une convention collective avec nous.


Faits et fiction

Affirmation : « Si vous obtenez le statut d’entrepreneur dépendant, vous ne pourrez pas travailler pour d’autres applications. »

Vérité : Un entrepreneur dépendant travaille pour un employeur qui détermine certaines conditions de travail, p. ex., l’horaire de travail et d’autres règles, comme le fait Foodora. Les entrepreneurs dépendants ont toujours le droit d’avoir plus d’un employeur ou client. Être syndiqué ne change rien à cela.

 

Affirmation : « Le syndicat veut votre argent, et il le prendra sous forme de cotisations syndicales. »

Vérité : Si l’entreprise Foodora se souciait vraiment de l’argent que vous avez en poche, elle aurait augmenté votre salaire au cours des trois dernières années!

La vérité, c’est que l’amélioration de la rémunération et des avantages sociaux et le traitement équitable que vous obtenez d’un syndicat sont beaucoup plus importants que le coût des cotisations syndicales. Puisque le syndicat, c’est nous, les travailleurs et travailleuses, il s’agit en quelque sorte d’un investissement en nous-mêmes. N’oubliez pas : nous ne paierons pas de cotisations syndicales tant qu’une première convention collective n’aura pas été conclue. Avant d’entrer en vigueur, la convention collective doit être approuvée par un vote des travailleurs et travailleuses!

 

Affirmation : « Nous n’avons pas besoin d’un syndicat entre nous. »

Vérité : Le syndicat ne sera pas entre nous et Foodora. Le syndicat, c’est nous - c’est notre pouvoir. C’est ce qui inquiète Foodora.

 

Claim: « Nous ne signerons pas de convention collective, même si vous votez pour le syndicat. »

Vérité : Foodora est tenue par la loi de négocier avec le syndicat.

Tous les employeurs haussent le ton dès que les travailleurs et travailleuses tentent de se syndiquer. Toutefois, les employeurs, et Foodora n’échappe pas à la règle, ont tout intérêt à donner satisfaction à leurs travailleurs et travailleuses et à faire fonctionner l’entreprise. Les travailleurs et travailleuses veulent que l’entreprise réussisse, car, après tout, leur travail en dépend! Pourquoi Foodora menacerait-elle les livreurs et livreuses qui font de son entreprise un succès?

 

  • Se syndiquer, c’est avoir voix au chapitre sur notre rémunération.
  • Se syndiquer, c’est ne plus subir d’accidents du travail qui nous empêchent de payer nos factures.
  • Se syndiquer, c’est synonyme de droits, de liberté et de équité.

FOODSTERS UNITED, c’est nous! Et nous disons OUI!